08.01.2010

Réponse à Benoit Renaud et à Québec solidaire

Le Parti indépendantiste est le seul parti qui ose aller à contre-courant

Le secrétaire général de Québec solidaire et militant « antiraciste » autoproclamé, Benoit Renaud, prend parti pour les accommodements religieux et pour l’immigration massive dans un texte publié dans Le Devoir (http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/280500/port-de-signes-religieux-quebec-solidaire-ose-aller-a-contre-courant).

Le militant de gauche reprend même étrangement le discours des néolibéraux en écrivant que « l’immigration en provenance de pays à majorité musulmane est une nécessité économique pour les pays occidentaux en proie au déclin démographique ».

Voilà que Québec solidaire participe au grand mensonge mondialiste néolibéral sur l’immigration qui « enrichit » et « rajeunit » une nation.

Selon un livre (http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6939.aspx) de l’Institut Fraser publié en 2009, l’immigration coûte cher au Québec et au Canada. « (…) les données officielles montrent que les immigrants récents gagnent un revenu substantiellement moins élevé que les personnes nées au Canada. Le système en place leur fournit des subventions à travers les taxes payées par ceux qui gagnent un revenu plus élevé. » L’étude affirme également que les immigrants vieillissent au même rythme que tout le monde et, comme les autres Québécois, sont donc admissibles à recevoir des prestations lors de leur retraite.

Selon un rapport (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200910/08/01-909484-laide-sociale-une-mesure-de-transition-pour-les-immigrants.php) rédigé par la direction de la recherche du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale dont La Presse a obtenu une copie, 54 % de tous les immigrants ont reçu de l’aide sociale ou de l’assistance financière. Et ce même s’il s’agit de travailleurs qualifiés, les plus susceptibles de trouver un emploi : 89 % d’entre eux ont un diplôme postsecondaire et 81 % parlent le français. De plus, ils sont en plein dans leur période active : 90 % ont entre 24 et 44 ans.

Il faut vraiment refuser de voir la réalité ou céder à la peur du politiquement correct pour considérer que l’immigration ne pose aucun problème à notre nation. Car nous avons affaire à une immigration à la fois massive et totalement incontrôlée qui est la cause de nombreuses et très graves difficultés pour le Québec et les Québécois. En réalité, il est temps de comprendre que l’immigration massive et incontrôlée, la mauvaise immigration, est un fléau qui provoque beaucoup de souffrances humaines chez les immigrants, mais aussi, il ne faut pas l’oublier, chez les Québécois.

J’ai adressé ici les impacts démographiques et socio-économiques de l’immigration massive, les impacts sur l’identité nationale et la sécurité étant à mon avis évidents.

Le Parti indépendantiste est le seul parti qui a une position claire et à contre-courant des autres partis sur l’immigration. Nous pensons que l’immigration doit être réduite au niveau de notre capacité d’accueil afin d’assurer la maîtrise de notre destin et afin de préserver notre identité, notre prospérité et notre cohésion. Si nous continuons collectivement à pratiquer l’autocensure et la négation de la réalité, notre nation se dirigera tout droit vers une catastrophe dont nous ne mesurons pas encore l’ampleur.

23.10.2009

Inacceptable vous-même ! Réponse à Pierre Jury et à Power Corporation

Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste. — Pierre Falardeau

115848-pancarte-unilingue-anglaise-candidate-lucerne.jpgDernièrement, j’ai envoyé quelques courriels aux West Quebecers et à Barbara Charlebois pour exiger qu’ils cessent d’angliciser le Québec. J’ai écrit « Français », « Québec libre » et « FLQ » sur deux vitres et sur l’enseigne des West Quebecers. J’ai enlevé une dizaine de pancartes électorales de Mme Charlebois. Je n’ai pas commis d’actes de violence, ni fait d’appels à la violence. Compte tenu de l’inaction de l’État québécois devant les reculs du français, j’ai pris avec désintéressement la défense de mon peuple. Je suis coupable d’avoir écouté mon cœur.

Au lieu de s’interroger sur l’effet assimilateur du bilinguisme, certains médias ont exploité à fond le sensationnalisme. Ils ont répandu des faussetés et commis des abus de langage qui déshonorent la profession de journaliste. Par exemple, on a relayé des cancans à propos de ma prétendue association avec le maire de Gatineau. On a qualifié mes actes de « vandalisme », mot signifiant la « tendance à détruire ou à mutiler gratuitement des œuvres d’art, des équipements publics ». Gratuitement ? Œuvres d’art ? Équipements publics ?

Mais, les faussetés colportées dans certains médias ne sont rien comparativement à la campagne de diffamation du Droit. Cette campagne a atteint son paroxysme dans l’éditorial de Pierre Jury, le 16 octobre 2009. Sous le titre « Inacceptable », M. Jury a recours à un amalgame honteux pour m’accabler de tous les maux : extrémisme, antisémitisme, xénophobie, violence. En même temps, il associe ces maux au nationalisme québécois, qui serait atteint d’une tare congénitale. Le procédé est souvent employé dans les journaux liberticides de Power Corporation, qui tire hypocritement les ficelles de la politique québécoise et fédérale.

M. Jury et Le Droit sélectionnent les faits qui leur conviennent et taisent ce qui ne cadre pas dans la caricature qu’ils peignent. Le monde selon M. Jury se résume à quelques équations simples. FLQ = enlèvements et assassinat. Parizeau = xénophobie. Villemaire = extrême-droite fasciste. Commençons par le cas du FLQ.

Faut-il bannir le Parti libéral à cause de ses commandites ? Faut-il condamner tout ce qui respire à Ottawa parce que l’État fédéral confine les autochtones dans des réserves aux conditions de vie dignes du tiers-monde ? Les actes malheureux de certains felquistes n’invalident en rien la légitimité de la lutte de libération du Québec. Faire sauter un monument à la gloire de l’oppresseur est peut-être illégal, mais ce n’est pas un crime contre l’humanité. Décapiter la tyrannie non plus. C’est l’histoire qui nous l’enseigne.

Pierre Trudeau porte une responsabilité au moins aussi grande que le FLQ dans la Crise d’octobre. Pire encore, après cette crise, le FLQ, c’était la GRC. Des agents posaient des bombes, commettaient des vols qualifiés et enlevaient des militants. Des hauts gradés rédigeaient des communiqués. J’invite le lecteur à se renseigner.

RAWQ.gifParlons maintenant du fascisme. M. Jury considère que les groupuscules ayant sévi jadis au Québec ont été engendrés par le nationalisme québécois. Or, la figure de proue de ces groupuscules, Adrien Arcand, était un anglophile et un grand ami d’Ottawa. Son journal était financé par le Parti conservateur fédéral. M. Jury se garde bien de le dire. Il ne dit pas non plus qu’en fait d’antisémitisme, il est difficile de faire pire que Mackenzie-King, qui a renvoyé à la mer les Juifs du paquebot St. Louis, les condamnant ainsi à l’extermination dans les camps de la mort d’Hitler, en qui Mackenzie-King voyait « un des sauveurs du monde ».

M. Jury se garde bien aussi de rappeler le sort réservé par Ottawa aux Canadiens d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce ne sont pas les nationalistes québécois qui les ont internés et dépouillés de tous leurs biens et qui ont mis près d’un demi-siècle à leur présenter des excuses.

M. Jury laisse entendre que dénoncer la naturalisation accélérée des immigrants, en 1995, serait une manifestation de xénophobie. Pourtant, être contre l’instrumentalisation des immigrants par Ottawa ne signifie pas qu’on est contre les immigrants eux-mêmes. Si Jacques Parizeau avait été xénophobe, aurait-il marié Alice, immigrée d’origine polonaise ? En fait, M. Parizeau a été anathématisé par l’église fédérale parce qu’il a été le premier à dénoncer les violations flagrantes des règles démocratiques en 1995. M. Jury nie-t-il que ces violations aient eu lieu ? Si ce ne sont que des inventions, pourquoi Robin Philpot n’a-t-il fait l’objet d’aucune poursuite pour diffamation après la publication de Référendum volé et des Secrets d’Option Canada ? Les riches et puissants qui nous tiennent en laisse ne manquent pourtant pas d’avocats.

Alors, qu’est-ce que le nationalisme ? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumières des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe ; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous ?

M. Jury écrit que l’Outaouais vient de vivre un triste épisode. Sans doute, mais je n’en suis pas la cause première. C’est l’irresponsabilité du gouvernement Charest dans le dossier linguistique et le comportement méprisant des West Quebecers qu’il faut blâmer. Mes actes sont aussi la conséquence du musèlement du mouvement indépendantiste par le système fédéral. Nous nous battons contre un empire politique, médiatique et financier. Nos adversaires ont pour eux le gouvernement, la police, l’armée, l’argent et les médias. Il ne nous reste que notre courage.

1